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Mon récit de nutritionniste : défis et évolution en 2025

En cette période de bilans et de rétrospectives, la nutritionniste que je suis a ressenti le besoin de poser les choses. Non pas dans l’urgence des réseaux sociaux, mais dans un espace plus calme, plus juste. J’ai d’abord écrit pour moi, dans un carnet, au chaud, à la maison. Puis je me suis rendu compte que, cette année encore, une question revenait souvent :


« Mais à quoi ressemble vraiment ton quotidien ? »

Professionnellement comme personnellement, beaucoup de ce que je fais reste invisible. Et si cela est en grande partie un choix, j’ai aussi pris conscience que cela laissait parfois place à des incompréhensions. Cet article est donc une manière de lever un peu le voile, pour celles et ceux qui auront la curiosité de me lire. Merci d’avance pour votre attention, nous voici parti avec notre récit d’une nutritionniste.


Un début d’année sous le signe de l’engagement

L’année a commencé très fort. Dès le mois de janvier, je me suis investie dans l’organisation d’un événement international de sport, mon sport : le tricking. J’ai co-organisé deux événements prévus en 2025, l’un en avril, l’autre en mai.

Ces projets étaient associatifs et le premier était entièrement autofinancé. J’ai personnellement investi un tiers du budget, soit 3 500 €, afin de permettre au premier événement de voir le jour. Au-delà de l’investissement financier, cela représentait un engagement quotidien important :

  • gestion de la communication (réseaux sociaux, site internet, communication interne, vidéastes, sponsors,…),
  • participation à la logistique (location de gymnase, bénévoles, affichage, matériel, nutrition…) ,
  • création, avec une petite équipe, du musée du tricking français, à la fois sous forme d’exposition physique et de format virtuel.

Un projet passionnant, mais extrêmement énergivore.


Une activité professionnelle menée en parallèle

En parallèle de ces événements, je poursuivais bien sûr mon activité de nutritionniste en libéral, tout en finalisant une formation spécialisée en micronutrition auprès de l’Institut européen de la diététique et de la micronutrition (IEDM).
Cette formation avait pour objectif d’approfondir mes connaissances scientifiques et de développer des outils toujours plus précis pour accompagner mes patients de manière individualisée.

Tout au long de l’année, j’ai également assuré la communication digitale de la salle de sport pluridisciplinaire Le Vestiaire Vincennes : shootings photo, vidéos, création de contenu Instagram quotidien, campagnes publicitaires Meta.

Face à cette charge de travail, j’ai dû faire des choix. J’ai notamment mis en pause mon bénévolat à l’hôpital pour l’association de patients Paroles & Réaction, ainsi que la communication régulière sur mon propre compte Instagram professionnel @eve_nutritionniste.


Quand le personnel rattrape le professionnel

Les mois ont défilé à une vitesse impressionnante, rythmés par les consultations et l’organisation des événements. Puis, en juin, un bouleversement personnel est venu interrompre brutalement cet équilibre fragile.

Les événements sportifs se sont achevés avec succès et les projets nutritionnels de mes patients se déroulaient à merveille. Mais dans ma vie personnelle, un pan entier de ce qui me construisait s’est effondré. Pour continuer à avancer de manière alignée, j’ai dû renoncer à certaines choses essentielles à mes yeux (parfois par choix, parfois non) rendant ces séparations d’autant plus douloureuses.

Je tiens ici à remercier sincèrement celles et ceux qui m’ont soutenue durant cette période. Votre écoute, vos conseils et votre bienveillance ont été précieux.


Des mois de flottement… et de reconstruction

Les mois qui ont suivi ont été compliqués. J’étais fatiguée, désorientée, parfois moins présente que je ne l’aurais souhaité. Certains de mes patients l’ont ressenti, et je leur suis profondément reconnaissante pour leur indulgence et leur compréhension.

Ce bouleversement personnel a également eu un impact très concret sur mon corps. En un rien de temps, j’ai perdu près de 6 kilos, un comble pour une nutritionniste. Une expérience intime, mais aussi profondément formatrice, qui m’a rappelé à quel point le corps parle lorsque l’équilibre émotionnel est rompu, indépendamment de toute volonté ou connaissance nutritionnelle.

Et pourtant, c’est à la rentrée de septembre 2025 que mon activité a connu une nette accélération : mes créneaux se sont remplis deux fois plus vite. Le travail effectué durant l’été sur la refonte complète de mon site internet a très probablement contribué à améliorer mon référencement. Il a donc fallu trouver une organisation solide et durable pour tenir ce nouveau rythme, tout en me reconstruisant physiquement et émotionnellement.


Structurer, approfondir, transmettre

Depuis octobre, j’ai mis en place des “staffs nutrition” avec un groupe de diététiciens-nutritionnistes du sport de confiance. Nous nous réunissons au moins une fois par mois en visioconférence pour partager nos spécialités, approfondir certains sujets, discuter de cas patients complexes et échanger sur nos veilles scientifiques respectives.

J’ai également fait le choix de refuser certaines opportunités professionnelles pourtant très attractives. Non par manque d’envie, mais par cohérence. Accompagner mes patients à mieux s’écouter implique aussi que je m’applique ce principe. J’avais besoin d’un temps de recul et de recentrage pour préserver mon énergie et la qualité de mon accompagnement.


Se former, encore et toujours

Sur la fin de l’année, je me suis formée en autodidacte à la santé féminine et à la ménopause. J’ai consacré de nombreux mois à ce sujet, au point de maîtriser aujourd’hui une grande partie de la littérature existante. J’ai toutefois fait le choix d’attendre 2026 pour intégrer une formation officielle et certifiante, avant de communiquer plus activement sur cette spécialisation.

En novembre, j’ai également investi dans un appareil d’impédancemétrie de dernière génération, accompagné de plusieurs heures de formation afin d’en exploiter pleinement le potentiel clinique.

Enfin, en décembre, j’ai entamé une formation en diététique comportementale, un domaine qui me tenait à cœur depuis longtemps, notamment dans l’accompagnement des troubles du comportement alimentaire (TCA). Cette approche, à la croisée de la nutrition et de la psychologie, est voué à devenir le centre de ma pratique.


Cap sur 2026

L’année 2025 s’est achevée avec plus de 140 nouveaux patients accompagnés, au sein de mes trois cabinets, entourée de professionnels et de patients engagés. Je suis profondément reconnaissante envers toutes les personnes qui m’ont fait confiance, recommandé, challengée et permis d’évoluer, autant professionnellement qu’humainement.

Être nutritionniste est, pour moi, bien plus qu’un métier : c’est une vocation. Je l’exerce chaque jour avec passion, curiosité et humilité. Mon objectif reste le même : continuer à apprendre, à affiner ma pratique et à proposer un accompagnement toujours plus juste et respectueux.

J’espère pouvoir écrire, à la fin de 2026, un bilan tout aussi riche, voire encore plus aligné et abouti. Une chose est certaine : de belles choses sont à venir.

Par exemple, je sais que certains d’entres vous m’attendent pour de nouvelles opportunités professionnelles pour la rentrée de septembre 2026. J’ai hâte de voir ce que l’avenir nous réserve. La suite au prochain épisode !

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